Airbus va proposer un système anti-drone à la France

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En tout, entre les mois de septembre 2014 et mars 2015, il y a eu 68 survols de sites sensibles par des drones en France. Il est probable qu’il s’agisse de pilotes souhaitant provoquer les autorités, mais les risques d’espionnage ou de terrorisme ne pouvant être écartés, l’Etat souhaite se doter d’un système de protection.

Airbus Defence and Space séduit la France avec son arme anti-drone

Airbus, via sa filiale Airbus Defence and Space, a attiré l’attention de la France avec un système capable non seulement de neutraliser le drone, mais aussi de remonter jusqu’à son pilote, ce qui en soit est le plus important pour connaitre l’objectif du survol. La proposition anti-drone d’Airbus Defence est en effet de détecter, identifier et neutraliser la menace.

La technologie d’Airbus Defence and Space est une variante d’une technologie déjà existante dans le domaine militaire. Cette application civile permettrait de détecter un drone à 5 ou 10 kilomètres, de brouiller le signal pour qu’il s’écrase ou au contraire d’en prendre le contrôle pour obliger l’appareil à se poser en douceur. Le système serait également capable de localiser précisément l’utilisateur, grâce au signal émis entre le drone et la télécommande du pilote.

L’expert  en sécurité Michel Polacco a expliqué que ce dernier point est le plus important, car il s’agit de dissuasion : « Ça permettra de remonter grâce aux ondes à l’utilisateur du drone et de le sanctionner. Tout ça, c’est plutôt des affaires de taquins ». Il a aussi expliqué : « Le phénomène du drone civil n’a que trois ou quatre ans. Ce sont les opérations menées depuis le mois de novembre de l’année dernière qui ont beaucoup ému les autorités et l’opinion publique ».

Cet appel d’offre permettra au gouvernement d’attaquer un problème qui démontrait aux yeux du monde que l’État français n’avait pas un contrôle absolu de son espace aérien surtout aux abords de sites sensibles. Le système devrait être opérationnel au second semestre de 2016, bien que l’on ne connaisse pas le coût de la facture de cette arme anti-drone.

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