Ce drone va-t-il réellement révolutionner le métier des pompiers ?

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Des étudiants de l’université de la Weber State University, dans l’Utah, aux Etats-Unis, ont développé un drone qui devrait rendre les pompiers encore plus efficaces en cas de sinistre.

Non, il ne s’agit pas d’un drone à jet d’eau. Le but primaire de la machine ne semble même pas être la diffusion d’images provenant des lieux de sinistre. La machine volante va plutôt servir de relais de communication entre les pompiers. Explications.

Lorsqu’on combat le feu, la communication est un élément essentiel. Des pompiers sur le terrain, privés de liaison avec leurs confrères, peuvent facilement être livrés à eux même. Sur certains lieux, les configurations du terrain font que les fréquences radio utilisées par les pompiers peuvent facilement être endommagées. C’est le cas, par exemple, des gros ravins. Ceci augmente les risques encourus par les pompiers mobilisés, en cas de sinistre.

Le drone qui a été développé permettra d’obtenir des images provenant d’un capteur thermique, images qui permettront de facilement localiser les flammes. Une fonctionnalité qui existe déjà sur de nombreux autres modèles commercialisés. Mais ce qui rend celui-ci spécial, c’est qu’il a aussi la capacité de servir de relai pour les ondes radio et les renvoyer au fond d’un ravin (exemple). De ce fait, la communication est toujours assurée.

Bien évidemment, le premier problème, lorsqu’on parle de drones, c’est l’autonomie. Comme la plupart des multi-rotors ne tiennent généralement pas plus de 30 minutes, les concepteurs ont opté pour une alternative assez particulière.

Le drone est alimenté par câble et non par batterie, ce qui le permet de rester dans les airs pendant 8 heures. Et de ce fait, la machine est capable de transporter les instruments nécessaires à sa mission, sans problème. En substance, c’est comme si l’on avait érigé un relais sur les lieux de sinistre. Pour le moment, aucune vidéo de ce drone en action n’est disponible.

L’idée est plus ou moins similaire à celle d’Adam Conway, un américain qui a fabriqué son propre drone et qui y a attaché un hotspot WiFi. Mais ce dernier n’avait pas eu l’idée de câbler son drone pour plus d’autonomie.

(Source)

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