Contrebande: des livraisons par drone dans les prisons américaines

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Contrebande: des drones livrent les prisons américaines

Les incursions de drones dans les lieux sensibles sont devenues un véritable problème de sécurité dans de nombreux pays. Les prisons ne sont pas épargnées et aux Etats-Unis la contrebande a commencé à se faire par drone.

On parle souvent des survols illégaux de drones au-dessus de bâtiments sensibles comme des centrales nucléaires, des bases militaires, des résidences d’homme politique, etc. mais ces incursions ont également lieu au-dessus des centres pénitenciers. Les Etats-Unis ayant toujours un temps d’avance, ils sont les premiers à se retrouver confrontés à de la contrebande en prison via des drones.

Des livraisons illégales par drone dans les prisons américaines

Le phénomène inquiète particulièrement les autorités américaines, car certaines prisons américaines connues comme ultra sensibles viennent de découvrir une faille qu’elles n’avaient pas anticipé. Les détenus de certaines prisons commenceraient à recevoir « des colis » livrés par drone au sein des prisons. Plusieurs drones auraient été interceptés avant que les colis ne puissent pénétrer dans les enceintes des prisons, mais l’augmentation du nombre de cas d’incursions de drones dans les zones des centres pénitenciers montrent que la criminalité s’est organisée.

Ces livraisons par drone permettent non seulement de faciliter la contrebande et les trafics de drogues dans les prisons, mais peuvent permettre à des détenus de recevoir des messages ou des armes de l’extérieur. Il est plus facile d’acheter un drone à quelques centaines de dollars, que de corrompre du personnel pénitentiaire.

Les drones mettent en danger la sécurité du personnel pénitentiaire

Les caméras de surveillance de la prison de Bishopsville, en Caroline du Sud ont permis de déjoué une incursion de drone dans la prison, qui transportait un téléphone cellulaire, du tabac et du cannabis. Une précédente tentative avait aussi permis de retrouver un chargeur de téléphone et 55 grammes de drogue. La directrice de la Lee Correctional Institution, à Bishopsville, suspecte toutefois qu’au moins une livraison a bel et bien eu lieu dans la prison de Bishopsville, car personne ne peut s’expliquer comment un détenu a pu se procurer 17 téléphones portables dans sa cellule.

L’ensemble du système carcéral se dit totalement démuni contre les drones, car ni les miradors, ni les barbelés ou les clôtures électrifiées ne semblent être des remparts suffisants. Pour le personnel pénitentiaire, il est urgent de trouver une solution à ces livraisons par drone, car elles font courir un risque en cas d’intrusions d’armes dans les prisons. La France n’a pas enregistré de cas de cette technique pour le moment, mais il ne s’agit que d’une question de temps.

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