Des drones abeilles pour purifier l’air de nos villes !

0

La solution au problème de la pollution pourrait en effet être en partie réglée par des mini drones-abeilles, capables de purifier l’air. Cette invention ne vient pas de l’autre bout du monde, elle est bien de chez nous, puisque c’est une étudiante française originaire de Nice qui l’a mise au point.

Des drones-abeilles pour purifier l’air des villes et éradiquer la pollution

Lucile Gamen est une étudiante franco-argentine à la Sustainable design school de Nice. Elle a expliqué : « J’ai vécu pendant 5 ans à Mexico City, une des villes les plus polluées au monde. Certains jours, on ne pouvait même pas sortir des salles de classe tellement l’air était irrespirable. Quand j’ai eu connaissance du concours d’Air Liquide, je me suis dit que c’était l’occasion d’améliorer une situation que j’avais moi-même vécue et d’aider les gens à mieux vivre ».

C’est grâce à cette prise de conscience, que Lucile Gamen a décidé de concevoir un drone-abeille, tirant son nom (B-Drone) de par sa forme, très proche de celle d’une abeille. Ce drone est destiné à purifier l’air des villes et il semble avoir attiré l’attention, puisque l’étudiante a remporté le prix « Out of box » du concours organisé par le FabLab du groupe français Air Liquide, pour l’opération : Respirer dans la ville.

Des drones-abeille pour dépolluer les villes

Comment fonctionneraient ces drones abeilles ?

La question que l’on peut naturellement se poser, est comment un drone en forme d’abeille pourrait avoir un impact sur l’air de nos villes et sur la pollution de l’atmosphère ? En réalité, il faudrait des essaims de ces drones abeilles pour influencer les taux de polluants présents dans l’air des villes. Chaque drone abeille, d’une dimension de 10 cm, est équipé de filtres à grosses particules, d’un filtre à charbon actif et d’un filtre à particules fines.

Le projet B-Pure de Lucile Gamen, serait donc de mettre au point des essaims de drones-abeilles, qui se mettraient en marche lorsqu’une alerte pollution serait détectée, pour aller faire leur travail, et qui retourneraient automatiquement dans une sorte de ruche pour aller se recharger et changer les filtres si besoin. Concernant l’aspect du drone, elle a expliqué : « Les abeilles sont à la base de tout. C’est grâce à la pollinisation des fleurs que la Terre nous offre de quoi nous nourrir », il s’agit donc d’une sorte d’hommage aux abeilles. Elle espère aussi un jour, combiner sa technologie avec celle des RoboBee, mis aux point par l’université d’Harvard en 2013, qui avait conçu des drones en forme d’abeille pour compenser la perte de pollinisation dans le monde, due à la baisse de la population de l’insecte.

Pour résumer à la place de vraies abeilles pour polliniser les fleurs, à l’avenir nous auront des drones, qui pourront en prime, dépolluer l’atmosphère…

Source

Share.