DJI veut créer un système d’immatriculation pour les drones

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Le fabricant de drones DJI a lancé la proposition d’une immatriculation électronique des drones. Le système serait uniquement contrôlable par les forces de l’ordre pour éviter les dérives, mais permettrait d’avoir un meilleur contrôle des engins présents dans le ciel.

Préserver les données privées des utilisateurs

C’est la nouvelle marotte des législateurs. Face au développement des systèmes de drones, ils sont de plus en plus nombreux à vouloir installer un système d’immatriculation des drones. Français, Italiens, Danois et Américains se sont déjà penchés sérieusement sur le sujet. Mais cela crée une grande problématique en termes de protection des données des utilisateurs. C’est sans doute pour cela que le fabricant DJI est monté au créneau. Il souhaite proposer un signal électronique « simple, qui maintient un équilibre entre le respect de la vie privée de l’opérateur du drone et les légitimes préoccupations des autorités relatives à l’utilisation ».

D’un point de vue technique, sa proposition de signal électronique a l’avantage de la simplicité. L’idée est de l’émettre sur les bandes de fréquence (2,4 GHz et 5,8 GHz) et de modifier les protocoles de contrôle radio déjà existants. Cela permettrait ainsi aux forces de l’ordre d’identifier un drone en quelques instants. Par ailleurs, un particulier équipé du matériel adapté pourrait aussi avoir les informations si un drone vole un peu trop près de sa maison. Il devrait toutefois se tourner vers les forces de l’ordre pour avoir accès à l’identité du propriétaire.

Cette technique permettrait surtout d’éviter ce qui est la hantise des fabricants et des utilisateurs à l’heure actuelle : un suivi en permanence de l’ensemble des drones via le cloud. Un cauchemar en terme de sécurité des données privées, mais aussi une vraie faiblesse en cas de piratage des serveurs.

La France s’est déjà dotée d’une législation

Un peu partout à travers la planète, des législations commencent à se mettre en place pour encadrer la circulation des drones. En France, le Parlement a adopté un texte plutôt contraignant en fin d’année dernière. Celui-ci obligera les drones d’un poids supérieur à 800 grammes à avoir une immatriculation. Toutefois, il faudra encore attendre 2018 pour qu’il rentre en application. Le temps pour les utilisateurs mais aussi les fabricants, de se mettre aux normes.

D’ici à cette date, les utilisateurs devront réaliser un processus d’immatriculation en ligne. Le site contiendra aussi un tutoriel sur les bonnes pratiques du pilotage. Au-delà de l’immatriculation, les drones devraient avoir l’obligation d’être équipés d’un dispositif de géofencing via la connexion GPS. Celui-ci interdira l’accès à certaines zones, comme les centrales nucléaires. Les autres spécifications sont encore incertaines, mais on parle notamment d’un dispositif lumineux, un système de signalement électronique ou numérique et une alerte sonore en cas de chute. Autant de modifications qu’il faudra que les constructeurs prennent en compte rapidement.

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