Si votre multirotor provoque un accident, vous pouvez toujours dire qu’il a été piraté

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En Australie, la CASA ou Civil Aviation Safety Authority, qui est l’équivalent de notre DGAC nationale, mène des investigations sur un accident qui est survenu lors d’un triathlon. En effet, un drone qui était en train de couvrir (officiellement) l’évènement, a chuté d’une hauteur de 10 mètres et aurait blessé l’athlète Raiji Ogden.

Blessée à la tête, Raiji a été prise en charge par les secouristes puis hospitalisée. Selon ABC News Australie, la sportive aurait affirmé qu’elle a été frappée par le drone, derrière la tête, puis est tombée. Une autre version veut que le drone soit tombé à proximité et ait surpris Raiji, qui aurait chuté seule.

Le drone en question appartient à un vidéaste local qui affirme que les images du drone peuvent prouver que celui-ci est tombé juste derrière Raiji et insiste sur le fait que le drone ne l’a donc pas touchée.

Sur le plan règlementaire, il semblerait que la société qui a couvert cet évènement avec son drone ne figurerait pas dans la liste officielle des opérateurs autorisés à faire un usage commercial des drones.

Pour sa défense, l’opérateur du drone affirme que l’appareil a peut-être été été hacké et détourné à l’aide d’un smartphone, ce qui implique que celui-ci n’avait plus le contrôle au moment du crash. Il aurait même affirmé qu’il s’agit d’un acte délibéré et qu’il sera difficile de savoir qui en est le responsable.

Quant à la CASA, celle-ci estime que contrairement aux jouets qui peuvent être piratés, les drones utilisés lors des opérations commerciales devraient être à l’abri de ce genre de menace, étant donné le niveau de sophistication.

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  • Alex

    Malheureusement les drones sont bel et bien piratables, une faille expose d’ailleurs plus particulièrement les AR.Drones… Ca se tient 😉