Drones de police : rassurants ou inquiétants ?

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La France, les Etats-Unis, l’Irlande, le Canada, des pays où les services de police ou la gendarmerie s’aident déjà de drones civils pour mener leurs missions. Ils sont utiles mais peuvent être dangereux.

Depuis que nous nous intéressons à l’actualité de drones, nous avons remarqué que les services de police ou de gendarmerie, dans le monde, commençaient peu à peu à s’équiper de drones. Outre les controverses autour de la sécurité et du respect de la vie privée, ces robots volants peuvent s’avérer vraiment utiles dans certaines situations. Par exemple pour avoir un comptage plus pertinent des personnes mobilisées lors d’une manifestation.

Comme nous l’avons souvent répété, les applications et usages des drone dans le monde civil sont illimitées. Par exemple, au Canada, la police montée a pu retrouver une personne perdue dans la neige grâce à un UAV équipé d’une caméra infrarouge. Sans le drone, ils auraient pu perdre des minutes précieuses et la personne aurait pu mourir d’hypothermie. A Dubaï, les services de police ont décidé d’avoir recours aux drones pour surveiller les spectateurs, lors des rencontres sportives  et éviter les débordements. Le Brésil compte également utiliser des drones pour comme support aérien, lors de la prochaine Coupe du Monde.

En France, la gendarmerie utilise déjà ces robots volants, par exemple pour rechercher des corps enterrés. Grâce à son Georadar, le drone-gendarme peut rapidement détecter les fausses creusées par des criminels.

Aux Etats-Unis, c’est plus compliqué, étant donné que chaque Etat et même chaque localité peut avoir ses propres règles. Par exemple, non loin de Dallas, le département de police d’Arlington a été autorisé à utiliser des drones dans sa zone de juridiction, sous condition. Mais il existe des endroits où ces machines volantes sont complètement bannies.

Mais lorsqu’on parle de drone, deux problèmes majeurs sont évoqués : la sécurité et la vie privée. Premièrement, personne ne voudrait voir un drone lui tomber sur la tête.

En ce qui concerne la vie privée, certains Etats du pays de l’Oncle Sam ont décidé d’autoriser la police à utiliser des drones mais cet usage doit être justifié par des garanties d’enquête. Dans certains cas, l’accord d’un juge est même nécessaire. Ce modèle suffit-il pour garantir le respect des droits de chacun ?

Pour le moment, beaucoup d’entre nous ont encore peur de voir la vie épiée par l’œil trop indiscret d’un drone-policier. Les technologies numériques ont toutes un point commun : elles sont de plus en plus intrusives, et permettent de s’immiscer dans la vie privée plus que toutes les autres révolutions technologiques auparavant. Les drones n’échappent pas à cette règle. Il faudra de la législation… et de l’éthique pour éviter les débordements, et faire en sorte que tout un chacun ne se transforme pas en paparazzi à l’aide de petites machines qui coûtent à peine le prix d’un smartphone ou d’un appareil photo numérique, mais qui peuvent s’avérer beaucoup plus indiscrètes…

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