Drones VS aigles royaux : les rapaces ont le dessus en Australie

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Actualité oblige, les autorités de plusieurs pays prennent de plus en plus au sérieux la menace terroriste d’une bombe transportée par drone et passant par-dessus tous les dispositifs de sécurité au sol. Il est vrai que l’État Islamiste a déjà démontré sa capacité à mettre au point ce type de drones piégés. L’Australie se dote malgré elle d’une arme anti-drone plutôt insolite : les aigles.

Les oiseaux de proie et notamment les aigles sont particulièrement efficaces pour défendre leur espace aérien, c’est d’ailleurs pour cette raison que la police Néerlandaise et l’armée de l’air française ont déjà recours à leurs services pour différentes missions. Les autorités australiennes viennent de confirmer les capacités de chasseurs des aigles, après plusieurs attaques de drones proches des mines d’or de Saint Ives, à proximité de Kambalda.

Comme on peut le voir sur cette vidéo, face à un aigle, un  drone n’a aucune chance et son triste sort est connu d’avance : terminer au sol, plus ou moins durement ! La société Gold Fields vient en effet de perdre 9 drones en raison d’attaques d’aigles royaux, qui considèrent les drones comme des envahisseurs. Plusieurs systèmes de camouflage ont été testés pour leurrer les rapaces, mais ces derniers se rendent très rapidement compte de la supercherie et reprennent les attaques.

La société Gold Fields utilise des ailes volantes Trimble UX5 équipées de capteurs destinés à produire des cartes haute définition de la zone, ces attaques occasionnent donc au passage une perte de temps qui se chiffre déjà à près de 100.000 dollars… L’unique stratagème qui semble fonctionner pour utiliser les drones sans craindre une attaque semble être le vol à l’aube, quand les courants chauds ne sont pas encore nombreux. C’est en effet ces courants qu’utilisent les aigles pour planer.

Voilà qui devrait faire réfléchir les autorités de plusieurs pays qui peinent à choisir la meilleure arme anti-drone pour équiper leur police et leur armée. Plutôt que d’investir des dizaines de milliers d’euros pour mettre au point un dispositif interdisant le survol de drones, pourquoi ne pas laisser tout simplement les rapaces se réapproprier le ciel aux abords des sites sensibles ?

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