Environnement: un drone qui s’occupe des palmiers à Nice

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Pour préserver l’environnement et trouver des solutions adaptées à la lutte contre le charançon rouge, la ville de Nice tente un traitement sans pesticides pour préserver ses palmiers. Chose originale, c’est à l’aide d’un drone que le dispositif sera mis en place.

Pour lutter contre l’infection qui touche ses palmiers, la ville de Nice expérimente de nouvelles choses. En effet, ces derniers souffrent du charançon rouge et pour pallier à ce problème, la mairie de Nice a décidé d’utiliser un drone pour diffuser un produit naturel et donc sans pesticide.

Protéger les palmiers de Nice avec un drone

Les maladies des palmiers liées au charançon rouge ne sont pas nouvelles, puisqu’elles durent depuis une dizaine d’années. Les palmiers sont de ce fait attaqués par un coléoptère provenant de l’île de Bornéo. En faisant appel à un drone, Nice ne fait que suivre les initiatives du voisin monégasque, qui teste le dispositif depuis plusieurs années déjà.

C’est donc la même société, MC-Clic Monaco, qui s’occupent des deux sites. Mais la tâche s’annonce ardue, comme l’indique Hervé Pietra, responsable de l’association Sauvons nos palmiers : « on estime aujourd’hui à 100 000 le nombre de palmiers touchés aussi bien dans les Alpes-Maritimes que dans le Var où, en dix ans, la moitié des Phoenix Canariensis (le nom du palmier) ont disparu ».

Le drone peut aussi être un outil pour préserver l’environnement

Mais en quoi un drone peut-il aider à régler le problème ? En premier lieu, c’est son efficacité qui est soulignée puisque ce drone équipé de huit moteurs dispose d’un réservoir contenant le produit anti-charançon. De même, le drone permet de passer à des endroits jugés inaccessibles, et de pouvoir traiter plus rapidement un grand nombre de palmiers en peu de temps et donc plus fréquemment.

Quant au produit utilisé, il est naturel. En effet, il fait appel à une variété de champignons qui permet de bloquer les larves du charançon. Cette expérimentation inédite à reçu l’approbation de la Commission Européenne.

En effet, celle-ci a donné son aval le 17 mai, faisant de Nice une des villes pilote pour tester l’efficacité du dispositif. Cette expérience devrait s’étaler sur une année, durée nécessaire pour évaluer l’opération.

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