Etats-Unis : la FAA désigne les 6 institutions qui vont tester les drones commerciaux

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L’autorité de régulation américaine a choisi les 6 institutions qui vont tester l’usage de drones civils dans l’espace aérien des Etats-Unis.

Cela faisait longtemps que l’on en parlait sur les médias du Pays de l’Oncle Sam. La FAA, l’autorité de régulation du secteur de l’aviation aux Etats-Unis a enfin décidé lesquelles des institutions qui se sont proposées vont finalement tester l’usage des drones civils.

Dans des cas particuliers, la FAA (l’équivalent de notre DGAC) a déjà autorisé des chercheurs, des particuliers ou des entreprises à faire voler des drones sur un corridor délimité et pour un usage bien défini. Par exemple, en Alaska, une compagnie pétrolière a obtenu une autorisation spéciale de faire voler un drone pour accompagner ses opérations.

Mais ce qui va différencier ces six institutions désignées par la FAA, c’est qu’elles vont tester l’usage des drones sur des sites spéciaux, dans le but de mettre en place les cadres nécessaires à l’usage généralisé des UAV civils (et notamment commerciaux) dans le pays. Le choix a été réfléchi pour qu’il y ait une certaine diversité des sites sélectionnés. En effet, pour que les drones puissent voler dans le même espace aérien que les avions de ligne (par exemple), il est nécessaire de réaliser des tests.

Les six « nominés » sont donc :

–          L’aéroport international de  Griffiss, une ancienne base militaire, qui se trouve non loin de New York. Certains tests seront réalisés depuis Cape Cod, dans le Massachussetts.

–          Virginia Tech, qui fera des tests dans l’Etat de Virginie mais qui a aussi fait un partenariat avec une université du New Jersey. Cette institution compte tester des erreurs, comme un cas de perte de liaison entre la station de pilotage et le drone.

–          L’Université d’Alaska, qui pourra aussi faire voler des drones à Hawaï et en Oregon va par exemple tester les influences des conditions climatiques sur le comportement des drones.

–          L’Etat du Nevada

–          Le Département de Commerce du Dakota du Nord

–          L’Université Corps Christi du Texas

Pour les 25 institutions qui ont voulu faire partie de ce programme, la bataille a été rude. En effet, les analystes s’attendent à des retombées économiques importantes et à des créations d’emplois. Tout le monde veut être la Silicon Valey du drone.

Les recherches sont censées se poursuivre jusqu’en 2017, histoire d’en apprendre plus sur les technologies utilisées par ces drones. Par exemple, il faudra savoir que faire si un opérateur perd le contrôle de son drone et comment le reprendre. Les questions d’évitement d’obstacles (pour les vols autonomes) devront aussi être étudiées. En substance, l’intégration des drones dans l’espace aérien semble encore être un gros chantier. Certains experts pensent déjà que cette introduction, sujette à une législation en gestation, prévue pour 2015, sera reportée.

Les institutions qui vont tester les drones vont également devoir se soumettre à certaines règles, notamment en matière de vie privée. Les participants au programme devront, par exemple, publier des « privacy policies » où seront explicités l’utilisation des données recueillies, le temps de conservation, etc.

Source : NYT

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  • thomas

    Bonjour et merci pour l’info,
    Vous précisez que ces tests visent les drones civils, mais qu’en est-il des drones militaires (transit vers la zone d’entraînement par exemple) ou des drones « d’état » (pompiers, ambulances…) ? Je ne trouve rien dans le communiqué de presse de la FAA indiquant que ces tests ne couvrent pas ces catégories.
    Merci.