Facebook voudrait avoir ses propres drones. Mais pour quoi faire ?

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Facebook envisagerait de faire une acquisition à 60 millions de dollars. Une acquisition qui n’aura pas de relation directe avec le numérique mais plutôt avec les drones.

Titan Aerospace, c’est le nom de cette société qui intéresse peut-être Facebook, si l’on se fie à un article de nos confrères de Digital Trends. Une personne familière avec le dossier aurait même donné un possible prix de cette acquisition : 60 millions de dollars.

Est-ce-que ça a du sens ? Pourtant, contrairement à Google, Facebook ne s’intéresse pas autant aux robots. Et personne n’a jamais évoqué un quelconque projet de Facebook pour rivaliser avec Amazon, pour livrer des marchandises avec un drone. Mais alors, un drone pour quoi faire ? La réponse se trouve peut-être au sein de Titan Aerospace.

Des drones pas comme les autres

L’information devient un peu plus sensée lorsqu’on se tourne vers le type de drones sur lequel travaille Titan Aerospace. En 2013, la société américaine a présenté une série de drones appelée Solara. Des appareils qui peuvent voler à 20.000 mètres d’altitude pendant 5 ans, sans interruption. Comment cela est-il possible ? Il s’agirait de drones ultralégers qui s’alimentent avec de l’énergie solaire pour produire la puissance nécessaire pour voler.

Le modèle le plus large mesure 60 mètres et est baptisé Solara 60. Classé dans la catégorie HALE (Haute Altitude Longue Endurance), le Solara 60 peut se déplacer à 104 kilomètres par heure.

Les drones de Titan Aerospace ont immédiatement intéressé les militaires mais aussi des entreprises. En effet, grâce à cette forte endurance, le drone solaire peut remplacer des satellites dans la transmission de l’information.

Internet partout et pour tous ?

Là, ça devient sensé. Facebook pourrait effectivement utiliser ces drones solaires pour connecter certaines zones où il y a encore peu d’infrastructures. Rappelons qu’il y a quelques mois, le numéro un des réseaux sociaux avait révélé le projet Internet.org, dans lequel Facebook et d’autres partenaires de l’économie numérique et des nouvelles technologies relèvent le défi de connecter plus de gens à internet.

De son côté, Google a déjà révélé son projet Loon. Les Loon sont des ballons qui flottent dans les airs et qui permettront d’offrir une connexion internet  dans les zones reculées. Il est déjà possible de traquer les positions de ces Loon sur le site flighradar24.com.

Maintenant que ça devient logique…

Face à ses détracteurs, Facebook a parfois voulu faire comprendre qu’il est désintéressé dans cette volonté de connecter les pays en difficultés. Mais des analystes estiment que dans tous les cas, c’est Facebook qui y gagne. S’étant adressé à la BBC, Mark Little, un analyste chez la société Ovum, a affirmé qu’en investissant dans les marchés émergeants, Facebook pourrait booster ses revenus publicitaires. « Plus il y a de partage, plus les publicités Facebook peuvent se vendre » affirme-t-il.

(Source : 1/2)

 

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  • Alexandre C. Matti

    Bon article! Mais 60 millions de $ ou 60 milliards de $? Car si c’est 3 fois plus que WhatsApp c’est bien 60 milliards! 😉

    • Setra

      Merci pour le compliment 🙂
      Oui, tu as raison : petite confusion entre million et milliard. Aucune raison de comparer avec WhatsApp. Merci de nous l’avoir signalé 🙂

    • SetraRkt

      Merci pour le compliment
      Oui, tu as raison : petite confusion entre million et milliard. Aucune raison de comparer avec WhatsApp. Merci de nous l’avoir signalé