France : la filière drone n’est pas au beau fixe en 2016

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La France qui avait été pionnière dans l’univers des drones connait un certain désenchantement ces derniers mois, car si en 2012 tout semblait sourire aux opérateurs français au moment de la mise en place d’une réglementation spécifique, en 2016, c’est un tout autre bilan qui a fait place…

En 2012 notre pays fut l’un des premiers à disposer d’une réglementation spécifique. Quand les premières vagues de drones grand public ont vu le jour, la France démontrait un véritable talent, une grande innovation et des acteurs vraiment performants. On pouvait trouver en 2015 près de 1.622 opérateurs professionnels de drones et 45 fabricants répertoriés.

La France perd du terrain dans le marché des drones

Dans à peu près tous les secteurs d’activités, que cela soit dans le BTP, l’agriculture, la cartographie, l’industrie, de nombreux services aux particuliers, etc. la France a su tirer son épingle du jeu de ce nouvel outil, mais malheureusement de plus en plus, ce sont les modèles chinois et américains qui s’emparent des parts de marché et notre pays perd rapidement du terrain.

2016 a été une année charnière démontrant cette perte de vitesse et de nombreux exemples sont là pour le prouver. On peut évoquer le départ de Redbird, qui a quitté la France pour poursuivre son destin à l’étranger, ou encore Parrot qui connait d’importantes difficultés qui ont poussé le groupe à se séparer de 30% de ses effectifs et à revoir la stratégie de son dernier modèle.

De nombreuses raisons peuvent causer cet essoufflement d’une filière jadis dynamique, comme une réglementation qui tarde à se préciser, là où les opérateurs ont peu de prises, ou encore la demande professionnelle qui attend plus que des engins, comme des offres intégrant le traitement des données par exemple. Les opérateurs ont encore du mal à fournir ce type de service, car cela signifie une partie logicielle qu’ils n’ont pas anticipée, ce qui profite à des concurrents étrangers.

De plus, notre pays reste assez frileux dans le domaine du financement des nouveautés ou de l’innovation, là où dans certains pays au contraire, les millions pleuvent pour permettre à certaines technologies de voir le jour. Espérons que 2017 soit l’année du rebond et que les mauvais jours de 2016 soient dernière nous, afin de permettre à la France de se replacer dans les leaders du secteur des drones dans le monde.

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