La France n’aime pas les drones de livraison. Tant pis

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En réponse à une question parlementaire, le ministère de la défense se montre réticent devant l’idée de laisser opérer des drones de livraison comme ceux d’Amazon sur le territoire.

Il y a quelques mois, alors que le géant Amazon demandait aux autorités américaines l’autorisation de tester ses drones de livraison en plein air, un parlementaire français évoquait déjà l’éventualité de l’arrivée des drones de livraison d’Amazon en France. Pour rappel, le géant américain travaille sur une technologie qui lui permettra de livrer (rapidement) des colis commandés en ligne avec des drones.

Et très récemment, DHL a même débuté un service opérationnel qui livre des médicaments avec des drones sur une île isolée. Mais concernant la France, l’idée semble faire frissonner l’administration. Il y a quelques mois, le député Thierry Lazaro attirait l’attention du ministre de la défense via cette question parlementaire :

« M. Thierry Lazaro attire l’attention de M. le ministre de la défense sur la demande déposée par la société Amazon auprès des autorités américaines pour pouvoir procéder à des vols d’essais de drones aux Etats-Unis dans le cadre de son projet de livraison par drones en trente minutes. Compte tenu des dangers que peut représenter le survol d’un territoire national par des drones, notamment en raison de leur utilisation potentielle par des organisations terroristes, il le remercie de lui indiquer sa position sur une demande de telle nature en France ».

La réponse a peut-être un peu tardée mais elle est arrivée. Le ministère explique qu’une telle demande relèverait de la compétence de la direction générale de l’aviation civile. Néanmoins, il ajoute que « compte tenu de la sensibilité de ce dossier », le ministère devrait être consulté et que dans cette hypothèse-là, « le département ministériel ne pourrait que rendre un avis défavorable à l’égard d’une demande de cette nature ». La raison évoquée est que de tels dispositifs (drones de livraison) ne rempliraient pas a priori les garanties nécessaires en termes de sécurité aérienne alors que des aéronefs utilisés par des services d’Etat peuvent voler à basse altitude et ainsi utiliser le même espace aérien.

Donc, M. Thierry Lazaro peut dormir paisiblement car a priori, aucun drone ne livrera de colis en France.

(Source)

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