Insolite : une cigogne suspectée d’être un « drone d’espionnage » français

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En Egypte, une cigogne munie d’une balise de suivi des oiseaux migrateur a été suspectée d’être un dispositif d’espionnage, comme un drone (Spy Duck).

Au mois d’aout, une cigogne équipée d’un appareil électronique s’est un peu trop approchée du domicile d’un pécheur de la région de Qena, en Egypte. Ayant remarqué l’ « équipement » du volatile, le pêcheur l’a capturé, le suspectant d’être un kamikaze ou un espion. La cigogne a donc été apportée aux autorités locales. Après enquête et consultation de l’avis d’un vétérinaire, ils ont déduit que l’équipement n’était ni une bombe, ni un dispositif d’espionnage, mais une balise électronique posée par des scientifiques français pour retracer les oiseaux migrateurs. Sur internet, le volatile (qui a été mis sous les verrous) a été surnommé Spy Duck.

Visiblement, le contexte politique a provoqué une méfiance envers les étrangers chez certains égyptiens. Le pêcheur était-il un peu trop parano ? Mais en tout cas, sachez que même vous, vous pourriez prochainement vous méfier des volatiles que vous verrez dans le ciel. La raison ? Les prochains drones d’espionnage pourraient être déguisés en oiseaux. Une société espagnole a développé un nouveau genre de drone furtif. Si des constructeurs plus connus misent sur la technologie pour développer leurs drones furtifs, l’espagnol Expal a travaillé le camouflage. Son drone se déguise en aigle ou en tout autre volatile (dépendant de l’environnement). Baptisé Shepherd-Mil, celui-ci peut voler à une altitude de 100 mètres, sans se faire détecter. Son prix est bien moins élevé que les Predator et autres (1200 euros). Actuellement, le modèle serait testé par l’armée espagnole et pourrait vite s’exporter.

Peut-être vous rappelez-vous aussi du RoboRaven, développé par des chercheurs de l’Université du Maryland, qui vole de la même manière d’un vrai oiseau. Celui-ci avait même été attaqué par un faucon, tellement son vol était réaliste.

(Source)

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