La livraison de médicaments par drone fait ses débuts aux Etats-Unis

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L’avenir arrive à San Francisco, où la société QuiQui a décidé de lancer un beta test de son service de livraison de médicaments par drone. L’idée est intéressante et peut-être empruntée à DHL, qui a récemment effectué des tests de livraison par drone durant lesquels un multi-rotor a fait la navette entre ses locaux et une pharmacie pour approvisionner ses employés en médicaments.

Les livraisons de de la société QuiQui débuteront dans le « Mission District » de San Francisco. Sa topographie et l’absence d’immeubles élevés en font un site idéal.

Comment ça marche ?

Le drone effectuera la livraison pour un dollar. Une fois le drone arrivé devant la maison du client (du testeur), celui-ci sera alerté avec son téléphone. Pour que le drone lâche la marchandise, il faudra effectuer une commande avec son terminal. Puis, le drone s’en va. Pour éviter les polémiques, QuiQui a déjà précisé qu’il ne livrera pas de marijuana médicale. Mais on ne sait pas encore avec quelle pharmacie il va travailler. Une société australienne avait déjà eu une idée similaire, mais sa spécialité, c’est les bouquins.

On s’attend au débat

« Attendez ! Je croyais que l’usage commercial des drone était interdit aux Etats-Unis ». La réponse est oui et non. La FAA, qui régule l’aviation chez l’Oncle Sam, avait effectivement imposé de lourdes restrictions à l’usage commercial des drones (petits ou grands). A l’issue d’études au cas par cas, le régulateur américain a tout de même autorisé quelques sociétés à utiliser des drones dans le cadre de leurs activités professionnelles. Mais ceci est assez rare. De nombreuses sociétés qui ont voulu innover avec les drones se sont déjà vues rappelées à l’ordre.

Ironiquement, aux Etats-Unis, faire voler un drone à titre de loisirs est plus facile que de le faire dans le cadre d’activités professionnelles. Ce qui est à l’opposé de ce qu’il y a en France.

Ce qui a changé les choses, c’est une récente décision de justice qui a annulé une sanction de la FAA contre un pilote de mini-drone qui avait filmé des images aériennes dans le but de les vendre (donc, usage commercial). Ceci a remis en question l’autorité de la FAA en la matière et nous ne doutons pas du fait que la société QuiQui l’a pris en compte lorsqu’elle a décidé de se lancer dans son expérience.

Néanmoins, la FAA peut toujours faire appel à la décision de justice qui l’a en quelques sortes immobilisé.

QuiQui s’attend également à la réaction d’habitants du « Mission District » qui ne seront pas forcément contents à l’idée de voir un drone survoler leurs quartiers. La société a affirmé qu’ils ont fait des efforts pour que ses drones soient discrets. Par ailleurs, les drones vont éviter les parcs et les écoles.

(Source)

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