Les drones, nouveaux prédateurs (pas naturels) des goélands

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A Trouville, on s'attque aux Goélands avec des drones dorénavant

La ville de Trouville est quelques peu désemparée par l’accroissement constant et régulier de la population de goélands. Il y a quelques années une campagne de protection de l’habitat des goélands argentés partait d’un bon sentiment, en sanctuarisant les falaises, mais quelques années plus tard, les goélands sont presque devenus des nuisibles dans les villes environnantes.

Les drones à la rescousse de la ville de Trouville

Le maire de la ville de Trouville est exaspéré par la prolifération des goélands, il explique que « Entre leurs cris incessants et les éventrations des poubelles, leur présence est une source de nuisance importante pour les habitants », il ajoute également : « En outre, ils n’ont désormais plus peur de l’homme » et il craint donc qu’un jour un groupe d’oiseaux attaque un enfant pour lui voler de la nourriture. Des cas d’attaques de goélands sur des hommes pour voler des sandwichs ont déjà eu lieu dans la ville de Lorient par exemple.

La ville tente de contenir l’augmentation  des goélands par divers stratagèmes comme des campagnes de stérilisation ou en ayant recours à des faucons, mais jusque-là, rien n’y fait, la diminution de la population est moins importante que sa progression. Pourtant un passionné de drone qui assistait à une réunion publique a soumis l’idée de l’utilisation d’un engin volant équipé d’un aérosol pour réduire la population des goélands en s’attaquant aux œufs directement.

Les drones peuvent devenir de redoutables prédateurs

La Mairie de Trouville a trouvé le concept novateur et a donc fait appel au service de la société Civic Drone pour gérer la situation. Le drone est équipé d’un vaporisateur qui dépose une substance à base de formol sur les œufs, afin de stopper leur développement. Le maire a précisé : « Cela évite de déranger les propriétaires des maisons où sont nichés les goélands argentés, le personnel ne monte plus sur les toits et ne risque pas d’être attaqué par les volatiles ». Faisant allusion au personnel qui avait fait une chute du toit d’une maison, en tentant de vaporiser un nid.

La mairie explique que la technique est également très économique pour la ville, puisque le budget alloué à cette lutte ne revient plus qu’à 15000 euros. Les drones viennent donc de se convertir en prédateurs de goélands à Trouville, mais il n’est pas impossible que cette nouvelle utilisation se démocratise pour lutter contre les différents nuisibles qui existent un peu partout en France ou plus généralement dans le monde.

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