Les drones s’invitent à Hollywood

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Skyfall, Oblivion, Games of Thrones, Man of Steel, Star Trek: Into Darkness, The Hunger Games, The Dark Knight Rises, Iron Man 3… Qu’est-ce que ces films ont en commun ? Ils ont tous utilisé des drones pour filmer certaines de leurs scènes.

C’est le cas par exemple du dernier James Bond, Skyfall, dont la scène de la poursuite en moto sur les toits d’Istanbul a été réalisée à l’aide d’un multi-rotor radiocommandé. Avantages évidents : le coût, jusqu’à dix fois inférieur à celui d’un hélicoptère, mais également la facilité d’accès, la sécurité (mieux vaut crasher un drone qu’un hélico) et la proximité avec le sujet ou la scène filmée, souvent bien spectaculaire – selon le contexte – à quelques mètres que vue d’hélico.

Les studios d’Hollywood recourent donc de plus en plus fréquemment à des sociétés spécialisées dans la prise de vue par drone, bien que la législation tant attendue aux USA ne soit pas encore très claire sur le sujet, et dépende des lois en vigueur dans les différents états. Pour tourner une scène, la production doit par conséquent faire une demande spécifique pour chaque tournage. Rappelons que les USA prévoient de promulguer une législation sur l’utilisation professionnelle de drones dans l’espace aérien en 2015, mais que les derniers rapports de la FAA (la DGAC locale) indiquent que cette échéance pourrait bien être repoussée.

Rappelons également que chez nous, outre une autorisation identique à demander auprès du Préfet pour chaque tournage par drone, l’opérateur doit être agréé par la DGAC après un parcours du combattant administratif d’une complexité qui a déjà découragé de nombreux acteurs du secteur d’espérer en faire leur métier un jour.

(image Splash News)

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  • sebastienarnould

    Pas d’accord avec la dernière phrase !! :
    « l’opérateur doit être agréé par la DGAC après un parcours du combattant administratif d’une complexité qui a déjà découragé de nombreux acteurs du secteur d’espérer en faire leur métier un jour. »
    Au contraire, ici de nombreux opérateurs ont attendu la réglementation pour se lancer ! Avant le 11 avril 2012, voler en France se passait comme aux États-Unis : interdit sauf dérogation. Depuis cette date, c’est clair… et le
    nombre d’opérateurs enregistré auprès par la DGAC est à ce jour de 355 !

    • pressecitron

      Oui certes, la législation a certainement aidé certains à se lancer, les plus déterminés, ou ceux qui avaient déjà une structure et les reins solides, mais 365 opérateurs agréés ce n’est pas grand chose par rapport au nombre de ceux qui envisageaient de se lancer et qui ont renoncé à cause d’une législation trop rigide, trop complexe et déjà dépassée par la technologie. Il suffit de regarder les forums sur lesquels des centaines de participants se demandent comment se lancer dans une activité pro sans passer par le DGAC. Voir aussi la dernière réunion de de la FPDC à ce sujet, et toutes les questions que pose la législation http://www.helicomicro.com/drones-le-point-de-vue-des-pros/