Les plateformes pétrolières auront aussi leurs drones

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Vous vous souvenez sans doute du drone Helper dont nous parlions il y a quelques semaines, le fameux drone secouriste testé sur les plages de Biscarosse. Son avenir devrait l’emmener bien plus loin que le littoral, en pleine mer et notamment sur les plateformes pétrolières.

Le drone Helper ou Human Environment and Life Protection Emergency Response est un peu le drone à tout faire en haute-mer ou sur le littoral. Il est capable de réaliser du secourisme sa mission première, mais il peut également faire de la surveillance d’infrastructures, de nappes de pollution, servir de guidage pour des embarcations ou des hélicoptères et même servir de sentinelles contre des pirates dans certains pays… Pour faire simple, il est l’allié parfait pour les bateaux transportant de la marchandise, des pétroliers ou des plateformes pétrolières.

Le drone Helper est déjà un gros succès

Si le drone Helper répond à autant de problématiques de ce secteur d’activités, ce n’est pas un hasard lorsque l’on sait que Fabien Farge, le principal concepteur de ce drone était un médecin urgentiste de Total en Angola. Le drone dispose de son propre GPS afin de géolocaliser sa position à tout moment, ce qui permet aux secouristes ou à une entreprise de localiser une embarcation, un homme à la mer ou une nappe de pétrole par exemple.

De plus, le drone Helper est capable de déposer au mètre près un gilet de sauvetage ou un capteur, afin de suivre la dérive d’une victime ou d’une nappe de polluant. Ces missions peuvent s’exercer de jour comme de nuit, puisque le drone embarque un système de caméra thermique.

Total explique également que dans certains pays, les bateaux ou les plateformes pétrolières sont parfois approchés par des embarcations ne disposant de moyens de communication, obligeant l’entreprise à dépêcher une équipe sur place pour établir un contact et les informer qu’ils ne doivent pas se trouver à proximité des installations. Le risque de tomber sur des pirates étant important, avec ce drone la donne va changer, puisqu’il sera possible d’envoyer un moyen de communication et d’avoir un visuel. Diminuant les risques d’attaques ou de prises d’otages.

Comme nous l’évoquions déjà il y a quelques semaines, le drone Helper peut atteindre 80 km/h et supporter des vents de 46 km/h. Son autonomie sera de 15 à 25 minutes, ce qui est largement suffisant pour les missions qu’il aura à réaliser. A noter que ce drone dispose déjà de l’autorisation de la DGAC (Direction générale de l’aviation civile), il ne fait aucun doute que l’on devrait encore entendre parler du drone Helper dans les semaines et les mois à venir, d’autant que ce dernier vient de gagner le premier prix du concours Lépine 2016.

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