Quand les ONG surveillent les fermiers avec des drones…

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Une organisation australienne connue sous le nom d’Animal Liberation surveille déjà les fermiers avec un drone, en toute légalité.

Il y a quelques mois, nous avions parlé du projet de cette organisation : utiliser un drone pour surveiller les fermiers et leurs activités. Défenseur des droits des animaux, cette organisation peut effectivement recourir aux drones pour survoler les fermes et recueillir des preuves d’irrégularités. Tant que le drone reste à une altitude comprise entre 10 mètres et 30 mètres, tout est légal. De ce fait, les images recueillies peuvent être utilisées dans le cadre d’une enquête officielle. Actuellement, l’organisation utilise déjà un drone d’espionnage qui l’a coûté quelques $14.000. Équipé d’une caméra HD d’une valeur de $3.000 (avec stabilisation d’image et zoom optique x10), l’appareil survole déjà les fermes australiennes, en quête de preuves.

Il y a quelques semaines, cet appareil aurait été utilisé pour survoler des fermes censées produire des œufs de poules élevées en plein air. L’une est localisée à Dora Creek et l’autre au Nord de Newcastle. L’ONG compte livrer les images obtenues aux autorités de régulation. Interviewé par la chaîne ABC Australia, un responsable de l’organisation a précisé que si la ferme élève vraiment la volaille en plein air, celle-ci doit avoir accès à la végétation, à la lumière et au monde extérieur en général, afin de combler ses besoins nutritifs. Par ailleurs, il ne s’agit pas seulement d’une protection de l’animal mais aussi des droits du consommateur qui imagine ces conditions-là lorsqu’il achète des œufs de poules dites élevées en plein air.

Bien sûr, la pratique de l’organisation Animal Liberation ne fait pas le bonheur des fermiers. Certains voudraient sûrement faire usage des fusils  pour abattre le drone. Malheureusement, c’est dans une ville du Colorado, aux Etats-Unis, que des licences pour tirer sur les drones pourraient prochainement être accordées.

(Source)

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