Survol de centrales nucléaires par des drones, la mise au point de Ségolène Royal

4

La Ministre de l’écologie Ségolène Royal a réagi dimanche matin au micro d’Europe 1 sur l’affaire des drones « de loisirs » qui ont survolé ces derniers jours 13 centrales nucléaires en France.

Loin de crier haro sur les drones, qui restent pour la grande majorité des utilisateurs une activité de loisirs totalement inoffensive (tournée principalement vers les plaisirs du pilotage ou de la photo aérienne), la ministre a plutôt eu des mots d’apaisement et de modération face à ce qui pourrait ressembler à une psychose parfaitement entretenue et amplifiée par certains médias.

Pour elle, pas question de jeter le bébé avec l’eau du bain en s’en prenant directement aux drones :

Nous ne minimisons pas ces phénomènes bien évidemment, nous ne les dramatisons pas non plus. Nous ne les dramatisons pas parce-que le survol de centrales, même s’il est interdit, – donc il y a des plaintes d’EDF qui vont suivre leur cours – aujourd’hui, ne fait peser aucun risque sur ces centrales qui comme vous le savez sont constuites pour résister à la fois aux secousses sismiques et même aux chutes d’avion sur une centrale. (…) Mais vous savez je ne voudrais pas non plus porter atteinte à ce que sont les drones, parce-qu’on a l’impression comme ça que ce sont des objets un peu dangereux. Pas du tout, les drones, d’abord il y a des technologies françaises extrêmement performantes, et il ne faudrait pas qu’à la suite de ces évènements il y ait non plus des réglementations trop strictes qui interdisent le déploiement de ces technologies qui font partie d’ailleurs des 34 plans industriels de la France du futur, et qui rendent des services considérables, notamment en matière de cartographie, d’observation du réchauffement climatique, des biodiversités, etc.

Donc il faut savoir raison garder, il faut ne pas minimiser, mais ne pas dramatiser non plus, et en aucun cas je ne laisserai quiconque porter atteinte à la crédibilité et à la réputation de sûreté de nos centrales nucléaires, parce-que la sécurité des centrales nucléaires est suffisamment forte pour résister aux risques que j’évoquais tout à l’heure.

Des propos qui seront probablement de nature à rassurer les nombreux adeptes de cette activité, qu’ils soient amateurs ou professionnels, d’autant que l’on sait que l’arsenal législatif est déjà largement suffisant pour encadrer cette discipline, qu’il s’agisse de la très contraignante réglementation DGAC ou des autres dispositions, qui interdisent par exemple tout survol d’une centrale nucléaire en-dessous d’une altitude de 1000 mètres et d’un périmètre de 5 kilomètres.

Share.
  • Drone 06

    Merci d’être si positif envers nous professionnel http://www.drone-06.com

  • On pointe du doigt les drones en eux-mêmes uniquement pour que personne ne se pose les questions nécessaires à une juste réaction des pouvoirs publics, à savoir que ces outils pourraient avoir été utilisés par des terroristes pour repérer les lieux en vue de porter un coup rude à la France.
    Que deviendraient les régions touchées par un Tchernobyl ou un Fukushima ?.

    • GrNaze

      Et avec Google map et street view, on ne peut pas repérer de lieux ?

  • drixxx