Vodafone se verrait bien en chef d’orchestre du trafic aérien des drones

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Le géant des télécoms vient de faire une proposition qui pourrait lui offrir un pied important dans l’univers des drones. L’entreprise se dit prête à contrôler le trafic aérien des drones. Le futur marché des drones de loisirs et même professionnel nécessitera en effet qu’un acteur prenne le contrôle du ciel, si l’on souhaite éviter de tragiques accidents.

Vodafone possède déjà un savoir-faire dans le domaine du suivi de terminaux, ce qui lui confère une position stratégique dans le secteur. Le géant des télécommunications anglais gère aujourd’hui plus de 45 millions de cartes SIM, des voitures autonomes, des réseaux d’objets connectés et même des animaux équipés de balises. Contrôler le trafic aérien des drones ou réguler la future circulation aérienne à basse altitude serait juste une corde de plus à son arc.

Les réseaux de télécommunication pour gérer le trafic aérien des drones

L’Europe nécessitera rapidement un acteur pour assurer le contrôle aérien des drones, car si en 2035 seuls 400.000 drones évolueront dans le ciel, en 2050, les prévisions font état de plus de 33 millions d’appareils. Toujours d’après les analystes, dans deux décennies, les heures de vol des drones seront 7 fois plus importantes que celles de tous les avions pilotés en Europe.

Il est donc nécessaire d’inventer un système de régulation innovant qui sorte totalement de ce que l’on connait actuellement pour les aéronefs traditionnels. Vodafone se dit prêt et souhaite tester sa solution dans le ciel du vieux continent. Il propose d’utiliser les cartes SIM présentent elles aussi dans les drones ainsi que les réseaux de télécommunication existant pour suivre en temps réel le trafic, pour bloquer l’accès à certaines zones géographiques, mais aussi pour éviter des collisions.

L’entreprise a indiqué : « la technologie issue des téléphones mobiles peut offrir un choix sûr, fiable et efficace pour réguler le trafic des drones, en particulier autour de lieux tels que les aéroports et les prisons ». Il s’agirait d’un énorme levier de croissance pour le géant des télécommunications, que d’autres opérateurs de télécommunications devraient rapidement chercher à investir également. A suivre…

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