Que risque un avion en cas de collision avec un drone ?

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Le scénario qui inquiète un peu tout le monde depuis que le pilote de l’Airbus A320 (Barcelone – Paris) du 19 février 2016 a évité une catastrophe, c’est évidemment une collision entrainant le crash de l’avion de ligne. Comme nous en parlions dans l’article suivant il y a quelques jours ou encore dans cet article, les passagers et le personnel de cet avion de ligne sont peut-être passés à côté d’une catastrophe.

C’est uniquement grâce aux très bons réflexes du pilote, que la collision a été évitée, à 5 mètres seulement de l’aile de l’appareil. L’avion volant à environ 400 kilomètres par heure au moment de la phase d’atterrissage on peut très bien imaginer la violence du choc, mais cette collision avec un drone pourrait-elle être suffisante pour faire s’écraser un avion ? Quand on voit l’image ci dessus d’un choc avec un oiseau, on imagine facilement avec une masse métallique que les dégâts seraient nettement plus importants.

A ce jour, aucun drone n’a jamais percuté un avion, on ne sait donc pas quel type de dégât pourrait occasionner ce genre de collision, c’est d’ailleurs pour cette raison que le Royaume-Uni demande à ce qu’un test grandeur nature soit effectué afin de mieux appréhender les risques réels.

L’Association internationale du transport aérien (IATA) a confié qu’elle craignait qu’un jour un accident de ce type surviendrait. Un spécialiste de la sécurité aérienne, Michel Polacco a indiqué que selon lui : « un petit drone, même s’il ne pèse que quelques kilos, peut rendre l’équipage incapable de piloter cet avion, s’il y a une fracture du cockpit ou du pare-brise », précisant : « Avec un choc à 600 km/h, on peut parfaitement créer une catastrophe aérienne ».

Une opinion réfutée par Xavier Tytelman un ancien pilote spécialisé dans la sureté aérienne. D’après lui, les dégâts resteraient minimes (fissuration du pare-brise) ou extinction d’un moteur. Des situations parfaitement connues des pilotes et donc maitrisables. Il est donc très difficile d’évoquer la possibilité d’un crash.

Le second problème, c’est qu’à ce jour, aucun système de détection n’est capable de repérer les petits drones, même les radars ou les appareils de bord ne peuvent pas aider les pilotes. Tout repose donc sur la vigilance du commandant de bord et de ses copilotes pour éviter les drones à la vue. La piste la plus à l’étude reste de chasser les drones des espaces sensibles comme un aéroport par exemple, plusieurs solutions existent ou sont en cours d’expérimentation, pour brouiller les signaux, abattre les drones, etc. mais on est encore très loin de pouvoir déployer ces systèmes.

Pour rappel : un drone n’est pas autorisé à voler à proximité des aéroports (parfois à 10 kilomètres à la ronde), ni de survoler des zones habitées. De plus, les appareils ont l’interdiction de voler à plus de 150 mètres à portée de vue de leur opérateur. Ces quelques règles de bon sens sont donc à suivre scrupuleusement.

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  • ObiwanKennedy

    « Ces quelques règles de bon sens sont donc à suivre scrupuleusement. »
    Ouaip ! Sauf qu’il y aura toujours des connards irresponsables qui ne les suivront pas et, comme d’hab, à cause de quelques-uns, la réglementation se durcira, et plus aucun particulier ne pourra piloter de drone.